2012 12

Public Address System

2020-05-25T11:50:55+02:00Catégories : Installations|Mots-clés : , , |

Musique pour la version lauréate du prix européen d’arts numériques Imagina Atlantica de l’installation Public Address System de Zahra Poonawala.

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Music created for the winning version of the European digital arts prize Imagina Atlantica from the installation Public Address System by Zahra Poonawala.

Public Address System est une installation sonore, placée dans l’espace public, qui diffuse un son enregistré qui a été émis au travers d’un haut-parleur du même type ailleurs dans le monde. Les séquences se déclenchent aléatoirement au passage des passants. Vous pouvez entendre des sons enregistrés, entre autres, à Paris, Tokyo, Ispahan, Montréal, Moscou, Katmandou, Pokhara (Népal), Genève, Strasbourg, Dublin, Buenos Aires, Angoulême (France), Minoto (Japon), Dublin, San Diego, Prague, Vienne, Bangalore (Inde), Rome, Shangaï, Wattwiller (France), Manama (Bahreïn) et des sons de villes imaginaires comme Yirminadingrad par exemple. À partir de cette collecte, ils créent un véritable univers poétique et musical composé de citations rencontrées au gré de leurs trajets et jouent avec la poésie sonore des différents lieux. Public Address System est également un site internet collaboratif qui rassemble une série de vidéos montrant des haut-parleurs installés dans l’espace public. Les visiteurs peuvent naviguer dans la collection par la carte ou les outils de recherche. Ils peuvent aussi contribuer au projet en proposant leurs propres vidéos de haut-parleurs utilisés dans l’espace public.
Public Address System is a sound installation, taking place in public space, which diffuses a recorded sound which has been emitted through a loudspeaker of the same type elsewhere in the world. The sequences are triggered randomly when passersby pass. Sounds recorded can be heard in Paris, Tokyo, Ispahan, Montreal, Moscow, Kathmandu, Pokhara (Nepal), Geneva, Strasbourg, Dublin, Buenos Aires, Angoulême (France), Minoto (Japan), Dublin, San Diego, Prague, Vienna, Bangalore (India), Rome, Shanghai, Wattwiller (France), Manama (Bahrain) and sounds from imaginary cities like Yirminadingrad for example. From this collection, they create a real poetic and musical universe composed of quotes encountered during their journeys and play with the sound poetry of the different places. Public Address System is also a collaborative website that brings together a series of videos showing loudspeakers installed in public space. Visitors can browse the collection by map or search tools. They also contribute to the project by offering their own videos of speakers used in public space.

photos © Zahra Poonawala, Gaëtan Gromer

2012 06

Tutti

2020-05-25T11:58:30+02:00Catégories : Installations|Mots-clés : , |

Musique pour l’installation Tutti de Zahra Poonawala. Pour orchestre de chambre. Durée indéterminée. Les éléments musicaux se combinent en fonction des déplacements des spectateurs.

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Music created for the installation Tutti by Zahra Poonawala. Chamber orchestra. Indefinite period. The musical elements are combined according to the movements of the spectators.

Installation interactive de Zahra Poonawala où les mouvements engendrent des modifications musicales, des apparitions ou disparitions de parties instrumentales. Les haut-parleurs, montés sur des moteurs, suivent les déplacements des visiteurs.

Cette œuvre tend à prolonger une réflexion engagée il y a plusieurs années, qui interroge les rapports sonores et visuels entre une partie et un tout, entre production et perception du son. Alors que les œuvres précédentes proposaient une présentation statique, celle-ci place pour la première fois le spectateur en position d’explorateur. Puisant dans le précédent des « acousmoniums » ou orchestres de haut-parleurs, l’œuvre vise à matérialiser un vécu plus dynamique de l’écoute en s’appuyant sur le mouvement. L’espace occupé par l’installation est donné, mais il peut être perçu selon des modalités variables. Il est d’abord marqué par un repère fixe, celui du mur de haut-parleurs qui en forme le fond, tant visuel que sonore. Ses personnages ont chacun un volume, un registre et un caractère différents. Devant cet arrière-plan se détachent des solistes, haut-parleurs isolés qui sont doués de mobilité, puisqu’ils réagissent aux mouvements du spectateur, lequel est incité à évoluer pour les faire réagir. Les différents plans sonores redoublent cette organisation spatiale. A partir d’un accord fondamental complexe qui constitue un socle, la réaction aux mouvements du spectateur détermine des changements d’intensité, lance des soli qui se détachent de la masse sonore. S’approcher, c’est écouter, c’est aussi susciter une réponse sonore différenciée. La musique enregistrée, née des propositions de Zahra Poonawala, a été écrite par Gaëtan Gromer pour un effectif de musique de chambre. Influencée par des œuvres comme celle de Giacinto Scelsi, elle se donne à entendre comme un accord complexe dans lequel le spectateur, tel un spéléologue, va diriger la lampe de son attention vers tel pupitre, telle partie de l’orchestre, voyageant à l’intérieur du son comme à travers l’espace circonscrit par l’installation. Le mouvement ne rompra pas la continuité, qu’elle soit visuelle ou sonore, mais modifiera les équilibres et les perspectives. Pour paraphraser Wagner: ici, le son se fait espace.
_Stéphane Valdenaire.

Crédits;
Installation sonore de Zahra Poonawala
Ecriture musicale: Gaëtan Gromer
Flûtes: Ayako Okubo
Clarinettes: Adam Starkie
Violon: Marie Osswald
Alto: Antoine Spindler
Violoncelle: Anne-Catherine Dupraz
Contrebasse: Elodie Peudepièce
Informatique musicale: Benoît Jester, Gaëtan Gromer
Informatique robotique: Antoine Rousseau
Informatique détection: David Lemaréchal
Construction: Jean-Marc Delannoy
En partenariat avec Métalu à Chahuter et Les Ensembles 2.2

Interactive installation by Zahra Poonawala where the movements generate musical modifications, appearances or disappearances of instrumental parts. The loudspeakers, mounted on motors, follow the movements of visitors.

This work tends to prolong an engaged reflection which questions the sound […]

2012 01

Infos sur écoute

2020-06-02T11:26:05+02:00Catégories : Performances|Mots-clés : , , |

Dans cette performance, les deux musiciens créent l’environnement sonore, la musique, en temps réel à partir du flux audio d’une chaîne d’information en continue comme France Info par exemple. Une performance créée avec Antoine Spindler.

In this performance, the two musicians create a sound environment, music, in real-time from the audio stream of a continuous news channel, such as 1010 WINS for example. A performance created with Antoine Spindler.

Au-delà, de la prestation musicale, cette performance interroge l’information en temps réel et sa dérive présentéiste. Plus le temps de réfléchir, plus le temps de mettre en relief, de structurer, de nuancer, de mettre en regard avec, d’analyser… Il faut informer de tout et tout de suite. Les médias parlent tous de la même chose, au même moment. La seule originalité réside éventuellement dans la manière de présenter. Pour simplifier le monde, ils créent des personnages, des archétypes. « Le voisin-qui-n’a-rien entendu. Ou le chauffeur-de-bus-qui-s’est-fait-agresser. Puis, défile le-conseiller-du-ministre-qui-souhaite-garder-l’anonymat, le-jeune-artiste-qui-va-faire-un-malheur, le petit-juge, le diplomate-occidental-en -poste-à-Cuba, le réfugié, le chauffeur-de-taxi-irakien… » (La fabrication de l’information, Florence Aubenas/Miguel Benasayag, p.17) Nous savons immédiatement ce que nous allons voir et entendre au travers de ces personnages. Les points de vue sont toujours les mêmes. Et ce, même après la totale déconstruction que propose cette performance. Ici, les musiciens re-combinent, pour des raisons de construction sonore, les informations qui passent. On mêle les personnages, on découpe, on recompose. Pourtant, chaque spectateur se reconstitue un fil d’ariane. La fabrication de l’information est si puissante, les archétypes si constants que, quoiqu’il arrive, on se crée son histoire, on croit comprendre ce qui se joue…

Beyond the musical performance, this performance questions information in real-time and its presenteeism drift. We no longer have time to think carefully, to highlight, to structure, to qualify, to compare with, to analyze … We must inform of everything and immediately. The media deal with the same subject at the same time. The only difference possibly lies in the way of presenting it. To simplify the world, they create characters, archetypes. “The neighbor-who-heard nothing. Or the bus-driver-who-was-assaulted. Then, parade the-adviser-of-the-minister-who-wishes-to-remain-anonymous, the-young-artist-who-will-be-a-misfortune, the judge-judge, the diplomat-western-in-post -to Cuba, the refugee, the Iraqi-taxi-driver … « (Information production, Florence Aubenas / Miguel Benasayag, p.17). We already know what we will see and hear through these characters. The points of view are always the same. And this even after the total deconstruction that this performance offers. Here, the musicians re-combine, for reasons of sound construction, the information flow. We mix the characters, we cut, we recompose. However, each spectator reconstructs a breadcrumb. The fabrication of information is so powerful, the archetypes so constant that, whatever happens, we create our history, we believe that we understand what is at stake…

photos © Anne Groh

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